AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Beckett et ses troupes

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Marc de Boisnoir
Commandant des forces françaises d'outre-mer
Commandant des forces françaises d'outre-mer
avatar

Nombre de messages : 38
Age : 29
Localisation : A bord du Royal Louis
Emploi/loisirs : Réduire les pirates en miettes
Humeur : Sournoise
Date d'inscription : 29/05/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Dim 31 Aoû 2008 - 1:52

Boisnoir continuait à observer la ligne des ennemis qui se massaient derrière la Dame-Blanche et l'Eventreur, il ne se sentait plus de joie, allaient-il l'attaquer? Une telle folie ne serait pas pardonnable, l'Eventreur abandonnait-il le Léviathan le laissant à la merci des frégates françaises? Non dommage, la situation devint compliqué quand dans la flotte pirate vira de bord et fondit sur l'escadre française avec... le Léviathan remorqué par la Haï-Peng, "Extrêmement bien pensé" ne put s'empêcher de songer Boisnoir. La manoeuvre d'ensemble n'était pas trés belle, la discipline n'avait pas lieu chez les pirates et ceux-ci n'avaient pas l'habitude de la manoeuvre en escadre. Mais pourtant séparément chacun des navires étaient bien manoeuvré. Une attaque de front semblait la seule solution d'autant que pour l'instant les pirates avaient l'avantage du vent et donc de la manoeuvre. En agissant ainsi, Aaron venait de préserver le reste de la flotte pirate.

-Signal au reste de la flotte lieutenant : Renforts demandés. Signal à l'Armada : Renforts demandés.

-Bien mon général.

Boisnoir savait qu'il ne risquait pas d'aboutir à grand chose face à une telle force numérique s'il ne demandait pas des renforts. Cependant, il ne se berçait pas vraiment d'illusions et savait que l'escadre qu'il avait emmené avec lui n'était que trop réduite pour remplir sa tache. Il fallait en effet amariné les navires capturés dans la Baie, emmener les prisonniers et piller le butin. Si en plus il leur demandait de venir l'aider à se battre, leur belle organisation s'effondrait, il se maudit avec véhémence de ne pas avoir pris avec lui plus de navires pour cette maudite attaque de la Baie des Naufragés... Mais ce qui était fait était fait, il fallait songer à son plan d'attaque.

Devant lui, à quelques milles seulement, une flotte de onze vaisseaux légers et maniables se préparaient au combat. La Dame-Blanche et l'Eventreur étaient deux bons navires et assez bien armés qui auraient pu vaincre l'Artémise en combat rapproché. Suivaient d'autres vaisseaux légers mais assez bien armés, le plus gros portait une quarantaine de pièces et semblait de construction espagnole, un autre, français, portait trente canons et ressemblait fort à un ancienne flûte de la Marine Royale. De bons marcheurs comme tous les vaisseaux de construction française. En bon marin, Fauve Noir avait placé le Léviathan en retrait, ainsi il pourrait affronter avec ses lourds canons les vaisseaux français déjà épuisés par la canonnade précédente. Cela compensait la puissance de feu du navire pirate qui ne devait plus compter beaucoup de canons et d'hommes valides après la rossée administrée par le Royal-Louis et ses 124 canons.

-Mon général, le Flamand et la Renommée font force de voile pour nous rejoindre.

-Excellent.

Le Flamand, un bon navire, certes il ne possédait que cinquante-six pièces mais c'était du 36 et du 18, cependant cette charge se ressentait sur sa vitesse et sa maniabilité et le navire n'était pas le meilleur de la flotte, ce qui était un euphémisme, il ne serait pas dans la ligne de bataille à temps mais pourrait toujours renverser le court du combat par ses bordées dévastatrices. Restait la Renommée, excellente frégate, rapide, maniable, bien commandée, un équipage de trois-cent cinquante hommes bien entraînés dont une cinquantaine de soldats. Là aussi de puissants canons, trente canons de 18 livres et le reste de 8 livres. Il ne faisait aucun doute que dans quelques instants elle aurait rejoint la force de Boisnoir et l'aurait renforcé de ses atouts non négligeables.

Le moment était venu de choisir la tactique à adopter, les Français faisaient voile au plus près du vent ce qui voulait dire qu'il pouvait encore prendre l'avantage. Un avantage qui leur permettrait de harceler leurs ennemis à un demi-mille de distance par le feu de leurs lourdes pièces là ou celles des pirates n'auraient pas grand effet. L'armement principal de l'Intrépide et du Saint-Esprit reposait sur des pièces de 36, les plus puissantes du monde après les canons de 48 du Royal-Louis, celui du Neptune des 24 livres. De puissants canons capables de trouer une muraille de chêne à un mille de distance alors pensez aux dégâts qu'ils causeraient sur des bâtiments aux membrures fragiles conçues pour la vitesse. L'Artémise et ses 12 livres se tenait en queue de ligne mais sa rapidité lui permettrait de se rapprocher de l'ennemi ou de s'en éloigner si le combat tournait mal. Autre avantage, les pirates venaient de subir une bataille quelques jours avant semblait-il alors que les vaisseaux de Boisnoir étaient intacts.

Le moment était venu pour Boisnoir de peser le pour et le contre de sa tactique. Il comptait les engager en prenant l'avantage du vent, ainsi il contraindrait l'ennemi à un combat à distance où ses lourdes pièces et la précision de son tir compenserait le désavantage numérique tandis que les pirates et leurs canons légers ne seraient guère plus dangereux que des piqûres de moustiques. De plus les pirates ne pourraient se rapprochaient de la ligne ennemie ayant le vent dans le nez à moins de subir pendant près d'une heure le feu des Français sans pouvoir répliquer et en risquant de s'empanner s'exposant pour le coup à subir le feu sans pouvoir ni répondre ou manoeuvrer.

Les pirates en effet ne pouvait guère compter sur leur puissance de feu, le Léviathan était loin derrière et n'avait plus beaucoup de canons à opposer à l'ennemi. Le navire espagnol n'était sans doute armé que de 8 livres sans quoi il aurait été trop chargé, certes ces canons étaient précis bien servis, mais ils ne pouvaient rivaliser avec la force de frappe des pièces de 36 ni avec leur portée effective. Le seul capable de se mesurer sur un pied d'égalité avec les français était un navire de facture anglaise, une espèce de grosse corvette de 18 canons dont Boisnoir avait entendu parler. Le... Le Ventre-quelque-chose... Il portait des canons de 18 et de 24 livres à fûts courts, une portée moindre certes mais une puissance de feu impressionante et des membrures renforcées mais cela se faisait au détriment de sa vitesse et de sa stabilité. Mieux valait s'en méfier. Ainsi, dans un combat à portée effective, les Français aurait l'avantage grâce à leur tir précis et à leur puissance de feu.

Cependant cette tactique avait un désavantage majeur, les Français auraient le vent par le travers bâbord, il seraient donc déséquilibrés et les batteries basses à tribord seraient presque noyées. Il serait donc difficile d'utiliser les pièces lourdes. Cependant si grâce à cette stratégie, il prendrait l'ennemi de surprise et pourrait le canonner à merci. Sur le Saint-Esprit, les canons de la batterie haute étaient des 24 livres à fûts longs, sur l'Intrépide et le Neptune des 18 livres, la puissance de feu restait donc correcte bien que diminuée de moitié.

Si les Français ne parvenaient pas à prendre l'avantage du vent, ils voyaient leur puissance de feu intacte et pourrait en tirer le maximum d'avantages en défonçant les navires adverses. Mais ces adversaires pourraient engager un combat rapproché à courte distance où ils auraient l'initiative de la manoeuvre et où leurs canons seraient plus efficaces et causeraient plus de dégâts. Dans ce pêle-mêle, les Français auraient l'avantage de la puissance de feu bien sûr mais ils se trouveraient en plus fâcheuse posture. Boisnoir avait un instant songer à diviser sa flotte, le Neptune à la tête des frégates attaquerait en prenant l'avantage du vent et le Saint-Esprit et l'Intrépide poursuivraient leur route. L'ennemi devrait alors combattre sur deux bords et diviser des hommes déjà nécessaires pour une bordée. Mais cette tactique s'avérait trop hasardeuse et son succés relevait de l'esprit d'initiative du commandant du Neptune ce qui déplaisait à Boisnoir.

-La Renommée nous a rallié mon général, l'informa le chef d'état-major.

-Parfait, signal à la division : Paré à abattre de trois points.

L'heure de vérité. Le signal fut hissé et des hommes grimpèrent dans les vergues ou s'apprêtèrent à la manoeuvre.

-Virez! tonna Boisnoir.

L'heure de vérité (lancer de dés; Résultat : échec des vaisseaux de ligne, succès des frégates).

Raté! Les navires de ligne avaient parfaitement viré mais la distance avait été trop courte, Boisnoir avait perdu un temps précieux en attendant que la Renommée. Cette dernière et l'Artémise avait cependant pris un avantage qu'on ne pourrait leur reprendre et pourrait harceler l'ennemi du bord opposé ce qui compenserait leur moindre puissance de feu par rapport aux gros navires de Boisnoir. Elles pourraient harceler les vaisseaux pirates ou porter secours aux vaisseaux de ligne si nécessaires. Les équipages de Boisnoir se rangèrent à bâbord et les pièces furent mises en batterie. Bientôt le combat rapproché commencerait et que le meilleur gagne!


Dernière édition par Marc de Boisnoir le Dim 31 Aoû 2008 - 2:08, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lord Cutler Beckett
Lord dirigeant de la Compagnie des Indes orientales
Lord dirigeant de la Compagnie des Indes orientales
avatar

Nombre de messages : 519
Age : 27
Localisation : Là où le crime m'a amené
Emploi/loisirs : Dirigeant de la EITC/
Date d'inscription : 19/03/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Dim 31 Aoû 2008 - 1:52

Le membre 'Marc de Boisnoir' a effectué l’action suivante : Lancer de dés

#1 'Dès action spéciale' :


--------------------------------

#2 'Dès action spéciale' :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forumactif-war.bbactif.com
Fauve noir
Capitaine pirate
Capitaine pirate
avatar

Nombre de messages : 113
Age : 27
Date d'inscription : 07/08/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Dim 31 Aoû 2008 - 8:16

Comme il était facile de s'en douter, les navires pirates ne pourraient être rejoints par une aide. Et les français avaient semblé attendre quelque chose:

"Des renforts", se dit Aaron en regardant dans sa longue vue. Et zut.

Bien, il était temps à présent de passer à l'attaque. Mais fichtre, trois bâtiments rejoints par deux, voilà qui devenaient bien désavantageux pour les équipages pirates, il fallait réfléchir à une solution pour parer à cet inconvénient qui pourrait bien être fatal...

Il était certain que les pirates, beaucoup plus solo que groupés auraient du mal à s'organiser. Le Capitaine Aaron semblait être le seul à avoir eu l'intelligence d'apprendre à ses pirates du Léviathan à être organisés. Manque de chance, le Léviathan était en retrait, en tant que forterresse défensive, bien qu'amochée par un récent combat à trois contre un...

Cependant, Aaron, bien que le seul capitaine ayant eu la présence d'esprit d'entraîner son équipage aux actions groupées, enfin à en juger par la piteux organisation de groupe qui régnait derrière lui, n'en était pas moins un capitaine qui aimait voir du mouvement.

Allez les gars! Je veux voir du mouvement! Et que ça saute! Allez allez! Vous croyez qu'on part en croisière? Nan! Vous avez devant vous cinq navires mille fois plus organisés que vous, bande de larves! Et ils ont pour unique but de vous faire manger leurs canons de 36! Alors vous allez me faire le plaisir de vous magner ok? Les onze bâtiments tout de suite en ligne et que ça saute! Faîtes moi le plaisir d'éclater l'ennemi, avec un peu de chance on pourra peut-être reprendre la baie des naufragés, mais pas sans un minimum d'organisation ok? Vous avez devant vous des milliers de militaires, alors les soirées passées avec les filles à Tortuga c'est fini! Maintenant il va être temps de changer de culotte et de montrer que vous avec autre chose dans le froc que de l'urine! Allez c'est parti!

Enfin, la flotte d'attaque semblait avoir comprise qu'il était temps de mettre les bouchées double. Les navires se rapprochaient de plus en plus et le Capitaine Aaron n'avait que peu de temps pour réfléchir à une stratégie. Pour faire un récapitulatif afin qu'aucun des deux camps ne soit perdu lors de la bataille:

- Les deux navires de tête: la Dame Blanche et l'Eventreur.

- Les deux navires de retrait: le Léviathan et le Hai Peng.

- Le Mur Bleu avec la Douce Candy, la Douce Candy protégé par le Mur Bleu.

- La Célèste Opale avec la Colombe Dorée.

- La Voile Noire avec le Ventre Croqueur.

- L'Elegan avec le Sun West.

- Le Saphyr Bleu en soutien aux navires.

Voilà quelle serait l'organisation régnant chez les pirates. Pirates qui semblaient partout s'activer à présent, par la fureur du Capitaine Aaron. Les bâtiments arrivaient à présent sur l'ennemi. Ennemi qui avait certes une meilleure puissance de feu mais devait souffrir de l'infériorité numérique, ce qui permettait aux pirates de les prendre sur plusieurs fronts.

Ainsi, le combat s'engagea: la Dame Blanche et l'Eventreur se chargèrent d'organiser la flotte. Ils prirent d'assault à eux deux la pauvre Artémise et chargèrent les autres bâtiments de les empêcher de passer à l'action. Pour cela, tous les navires restèrent groupés auprès de la Dame Blanche et de l'Eventreur qui s'occupaient à eux deux de littéralement massacrer l'Artémise. Toute la flotte était ainsi regroupée, ce qui lui offrait une remarquable puissance et résistance.


L'Intrépide et les autres furent envahis d'un déluge de feu en provenance de la flotte regroupée. La Douce Candy, quand à elle, après avoir déversée ses 30 guerriers à l'intérieur de l'Artémise, lui aussi bombardé de touts parts, s'en alla rejoindre le Léviathan afin de reprendre d'autres hommes. Ce fut un réel massacre au cours duquel l'Artémise, confronté à deux dangereux bâtiments de la piraterie, n'en avait visiblement plus pour longtemps. Elle était complètement encerclée par le regroupement des forces pirates. Une véritable forterresse sur mer qui serait très difficile à vaincre...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Marc de Boisnoir
Commandant des forces françaises d'outre-mer
Commandant des forces françaises d'outre-mer
avatar

Nombre de messages : 38
Age : 29
Localisation : A bord du Royal Louis
Emploi/loisirs : Réduire les pirates en miettes
Humeur : Sournoise
Date d'inscription : 29/05/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Dim 31 Aoû 2008 - 16:00

HJ: L'Artémise étant sous le vent des pirates ne peut pas être attaquée aussi vite contrairement aux vaisseaux de ligne. Mais je ferais comme si de rien n'était...

Le combat se présentait de la manière suivante, les trois vaisseaux de ligne au vent de la ligne des pirates, prêts à se lancer à corps perdus dans un combat rapproché ou un rien pouvait décider de la victoire. Sous le vent, les deux frégates, l'Artémise et la Renommée, impossibles à atteindre étaient prêtes à se porter à la rescousse des navires si nécessaires et à harceler les ennemis. L'avantage d'une telle tactique était que les pirates allaient être obligés de combattre des deux bords et de diviser leurs servants de pièces alors que les Français combattraient pendant un instant d'un seul bord avec une plus grande efficacité. Les deux frégates n'allaient pas attaquer les vaisseaux pirates, cela aurait été du suicide pur et simple. Les vaisseaux de ligne quant à eux ne pouvaient guère engager la manoeuvre.

Boisnoir regarda leur voilure de combat, les huniers et les perroquets largués et gonflés à bloc, pour un regain de vitesse, on n'avait largué la misaine mais la grand-voile restait ferlée. Les étais et les focs prenaient le maximum avantage de ce vent de travers qui permettait aux Français d'utiliser la totalité de leur artillerie. Les frégates quant à elles pouvaient compter sur leur vitesse. Avec une pointe de curiosité, Boisnoir se demanda quelle tactique allait adopter Aaron, ce capitaine n'avait cessé de le surprendre par son audace et il espérait que cette ultime confrontation allait porter ses fruits en lui donnant une victoire totale et incontestable.

La tactique adoptée par Fauve Noir ne surpris guère Boisnoir mais elle s'avéra prolifique pour les pirates. Les frégates étaient un réel danger pour ces derniers car elles les obligeaient à combattre sur deux fronts. Ils concentrèrent donc leur tir sur l'Artémise. Un navire se détacha avec une trentaine d'hommes à bord, son gréément latin lui permettant de remonter le vent. Un épais écran de fumée lui noya la scène, et Boisnoir dut se concentrer sur sa propre ligne de bataille.

-Chargez les batteries à boulets enchaînés.

Comme d'habitude, les Français adoptèrent la tactique qu'ils préféraient bien que Boisnoir ne l'appréciât point: ils tireraient à démâter pour immobiliser l'adversaire et le mettre à leur merci. Les boulets ramés, enchaînés ou triples étaient parfait pour ce tir bien que moins précis. L'Intrépide fut le premier à se trouver à portée de tir des navires pirates, il lâcha une de ses terrifiantes bordées qui endommagea fortement les voiles et espars de la Dame-Blanche. Puis il en lâcha une seconde, cette fois tirée de façon moins précise, s'abattit sur le Mur Bleu et quelques boulets de trente-six lui infligèrent sans doute de lourds dégâts. Puis la fumée recouvrit à nouveau l'Intrépide. Pour l'instant, le combat à distance favorisait ce dernier, mais il reçut une bordée de chaque vaisseau ennemi, des vaisseaux intacts, et une quinzaine de ses hommes furent bientôt à l'infirmerie ou mourant dans leur propre sang.

Le Saint-Esprit le suivait de près, avec sa grosse artillerie, il pouvait sans problème couler bas les pirates en combat rapproché. Mais dans le feu de l'action, on ne pouvait juré de rien aussi reçut-il de Boisnoir l'ordre de tirer par bordée aussi longtemps que possible et de concentrer ses tirs sur l'Eventreur. Les ordres fusèrent du gaillard d'arrière, les canons de 36 et de 24 avaient été soigneusement pointés pour atteindre les espars et balayer le pont de l'adversaire. Lorsqu'ils tonnèrent, le vacarme fut assourdissant, ce n'était pas du pièce par pièce, la bordée partit avec un ensemble formidable et atteignit sa cible. Les dégâts avaient du être importants mais rien ne permettait de l'affirmer. Des trous apparurent dans les voiles de l'Eventreur et plusieurs traces d'impacts défiguraient sa coque. Une deuxième bordée, des nouveaux trous dans les voiles, une vergue endommagée, mais ses mâts étaient toujours debout. A son tour, le Saint-Esprit reçut les bordées ennemies mais ses membrures solides tinrent le choc et on n'eut à dénombrer que quelques blessés. Ce combat à distance les favorisait eux et l'artillerie lourde tant qu'il durerait, ils auraient l'avantage. Une nouvelle bordée balaya le Mur Bleu. A chaque bâtiment ennemi, le Saint-Esprit administrait une féroce bordée.

Le Neptune ouvrit à son tour le feu, lui aussi rechargeait très vite et administra à chaque navire pirate une partie de ses boulets. bien que plus léger, il pouvait se porter à la rescousse et le tir des bâtiments pirates ne l'affectaient pas plus que ses "grands-frères" à distance. Cependant, la discipline était moindre et bientôt il cessa le tir par bordée, laissant les canons tirer lorsqu'ils étaient parés et bientôt il sembla bourdonner de par le feu régulier et ininterrompu de ses trente-deux pièces bâbord.

Si les vaisseaux de ligne avaient l'avantage, les frégates et surtout l'Artémise ne pouvait pas en dire autant. Pour permettre le feu de leurs pièces de moindre calibre, elles avaient du se rapprocher et subissaient à présent le feu de l'ennemi. Soit deux contre onze, leur position sous le vent leur permettait d'éviter le combat rapproché mais cela soumettait leur pont à un ouragan de fer et de feu. Un boulet heureux (ou malheureux selon le point de vue) avait privé l'Artémise de son capitaine, un autre avait blessé le premier lieutenant. La frégate avait perdu de sa belle organisation et elle comptait déjà une demi-douzaine de tués et le double de blessés. Certes son feu précis avait rendu coup pour coup les dégats infligés par les pirates et avait mis mal en point la Douce Candy et le Mur Bleu, mais la perte de deux officiers les avaient affaiblis. Pour peu, l'Artémise se serait retiré du combat.

Lorsque la Douce Candy, après avoir subi un feu d'enfer pendant son approche, vint l'aborder, ce fut comme un coup de grâce, les trente cinq soldats du bord durent reprendre leur mousquets alors qu'ils aidaient les canonniers. Ils tirèrent une salve décousue qui tua au plus deux hommes et en blessa deux autres. Mais ils n'eurent pas le temps de recharger que le pirate s'était rangé sur sa poupe et passait à l'abordage, un canon tira un paquet de mitraille qui coucha une bonne partie des abordeurs. Mais vingt pirates hurlant étaient toujours un effrayant spectacle. La résistance s'organisa et eut pour effet de distraire les hommes du canonnage et de la manoeuvre. Pendant que l'on combattait les derniers pirates, le timonier tué d'un coup de sabre fit virer le navire dans sa chute et l'amena dans le lit du vent. Ses compères le redressèrent mais pas à temps pour empêcher le navire de présenter sa poupe vulnérable. L'Artémise allait-elle être la proie des pirates?

Oui mais non... La Renommée qui jusque-là avait manoeuvré de belle manière et canonné trés efficacement les pirates se plaça entre elle et le feu de l'ennemi. Son capitaine était un homme valeureux et intelligent, il remarqua aussitôt la Douce Candy qui s'éloignait vers les autres pirates. Il ne lui en laissa pas le temps, sa bordée de vingt-trois pièces tonna à son tour et prit le petit navire en enfilade. Ses mâts s'abattirent sur le pont écrasant les hommes, les canons furent retournés, sa poupe défoncée, quinze lourds boulets de 18 la traversèrent de part en part et l transformèrent en épave qui dériva lentement vers la ligne des pirates. Des hourras s'élevèrent dans le camp des Français.

A moins de trois milles de là, le Flamand faisait force de voile pour rejoindre les vaisseaux de Boisnoir et faire passer à six le nombre de vaisseaux français engagés. La Renommée prit quant à elle la tête des frégates laissant à l'Artémise le temps de se redresser. Cette dernière avait perdu son petit perroquet et son grand hunier était parsemé de trous mais elle tenait bon et son feu avait repris une intensité normale.

Boisnoir fit un bilan rapide, en attaquant l'ennemi des deux bords, il avait permis au duel d'artillerie de prendre une tournure favorable à ses forces. Les grosses pièces françaises et leur cadence de tir supèrieur leur permettaient de se mesurer d'égal à égal avec les pirates qui comptaient plus de canons. Mais il ignorait à quel point l'Artémise avait souffert. Si ce duel durait, il pouvait espérer détruire la mâture d'un pirate et s'en emparer. Mais si les deux lignes se canonnaient sans résultat, rien n'aurait été accompli. Il lui fallait prendre une nouvelle décision.

-Signal à la division au vent : Engagez le combat rapproché.

Les navires de ligne ne pouvaient pas fondre sur l'ennemi contrairement aux frégates. Mais ils infléchirent leur course en conservant la ligne et reprirent l'allure au plus près du vent. Il fallait forcer le destin et même quelques toises pourraient permettre de le faire. Le bout-dehors de l'Intrépide, suivis par le Saint-Esprit et le Neptune, pointa l'Elégant et ses bordées continuèrent à nourrir la fournaise du combat.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
James Norrington
Amiral de la Compagnie des Indes orientales
Amiral de la Compagnie des Indes orientales
avatar

Nombre de messages : 863
Age : 25
Localisation : Sur les Chemins tortueux de l'existance
Emploi/loisirs : Amiral de la EITC,officier de la Navy / Faire respecter la Loi,être juste et réparer son coeur...
Humeur : Placide
Date d'inscription : 30/04/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Dim 31 Aoû 2008 - 19:23

Hj: Pour ma part,j'étais toujours là...Mais si vous voulez,je m'en vais...XD Non,parceque pour vous échapper des geôles et tuer les gardes,15 minutes vous auront suffi ?



James sentait bouillir en lui un mélange de colère et d'envie de faire bouger les choses.Cela faisait plus d'une demi heure qu'ils patientaient,lui,ses hommes,Teague Sparrow et ce misérable traître.A n'en point douter,l'Amiral ne bougerait pas le petit doigt lorsque son capitaine ordonerait de le faire passer par dessus bord,la gorge tranchée,pour aller rejoindre les démons de l'Océan et ses pêchés impunis.Mais pauvre Annélie ! Son courage lui avait attiré tant d'ennuis,et malheureusement,le militaire ne pourrait venir à son secours cette fois-ci.
Avec un soupir impuissant,et voyant ses hommes à cran,près à faire quelque chose de...Stupide,James s'assit à même le plancher,prenant un air affecté et savant.Peu à peu,ses soldats firent de même,appaisés.Malgré leur peur,ils faisaient totalement confiance à leur meneur,et c'était bien tout ce qu'il fallait à Norrington.

-Vous perdrez vore temps,Sparrow...A l'heure où je vous parle,la piraterie connait de bien sombres heures,et a plus besoin que jamais de vous.Et je dis bien cela dans votre intérêt...! Car içi,le mien et le vôtre ne font qu'un : nous voulons vivre.Et d'içi peu,que Jones arrive ou non,Lord Beckett aura pris la Baie,et n'aura de cesse que de réinvestir ce bâtiment ainsi que,bien évidemment,de vous pendre haut et courts jusqu'à ce que mort s'en suive.Entre nous soit dit,je doute de la beauté esthétique de votre tête sur son tableau de chasse déjà bien garni.Je sais que vous souhaitez plus que tout vivre libre.Chaque seconde qui passe vous rapproche des geôles de Port Royal.Fuyez tant que vous le pouvez encore,préservez vos chances de pouvoir lancer une contre-attaque et reprendre la terre qui est dûe.Nous sommes désarmés,et ce charmant capitaine ne se montre guère.Votre fils n'aurait pas hésité,lui.

Sur ce,son regard d'acier se planta dans celui du pirate : Jack serait parti depuis des lustres.En fait,il n'aurait même pas participé au combat,le savant perdu d'avance.Les chances des anglais se limitaient à un marin maudit à faciès de poulpe ainsi qu'à leur plus ou moins valeureux patron qui ne serait de toute façon pas près à débourser un shilling pour leur tête.Sacrée journée,décidément...Mais même pris en otage,l'Amiral se refusait à baisser les bras.Trop de monde comptait sur lui à cet instant.

-----------------------



  • By remembering that I serve others, not only myself
  • Homo sum,humani a me nihil alienum puto - {Térence}



Giff © unknown
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Capitaine Teague Sparrow
Capitaine et Gardien du Code des Pirates
Capitaine et Gardien du Code des Pirates
avatar

Nombre de messages : 29
Age : 27
Date d'inscription : 23/08/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Dim 31 Aoû 2008 - 19:39

Le gardien du code avait écouté l'Amiral parler, puis dit:

Mon cher ami, si les troupes de Beckett souhaitent venir ici, je les attends de pied ferme. Je suis, comme vous pouvez le constater, sur le point de détruire le coffre et le coeur qu'il contient. Alors que ce bon vieux lord vienne, je l'attends. Mon fils n'aurait certainement pas défendu la baie, mais moi si. Je refuse de laisser la baie à un snobinard tel Cutler. C'est plutôt chaque seconde qui rapproche Davy Jones de la mort s'il ne vient pas. Et que je meurs ou pas, quelle en est donc l'importance? J'ai constaté avec regret que Jones, bien que pirate et ce malgré tout ce que vous pourrez dire sur le camp qu'il a rallié, n'a plus aucun respect pour le code de la piraterie...

Il marqua une pause, puis reprit:

Si je dois mourrir, alors je mourrai. J'ai eu mon temps en ce monde. Peut-être est-il écoulé, je n'en sais rien. Mais une chose est certaine: jamais je n'abandonnerai mon poste.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
James Norrington
Amiral de la Compagnie des Indes orientales
Amiral de la Compagnie des Indes orientales
avatar

Nombre de messages : 863
Age : 25
Localisation : Sur les Chemins tortueux de l'existance
Emploi/loisirs : Amiral de la EITC,officier de la Navy / Faire respecter la Loi,être juste et réparer son coeur...
Humeur : Placide
Date d'inscription : 30/04/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Lun 1 Sep 2008 - 12:18

James ne put retenir un sourire amusé,tandis que son regard brillait de malice : au moins,pour eux deux,Lord Cutler Bcekett n'était pas l'amour de leur vie...Mais l'Amiral lui devait respect et obéissance jusqu'à sa mort,ce qu'il tâcherait d'accomplir sans fauter ou le décevoir.Ce qui s'annonçait plutôt précaire,de par de nombreux facteurs...

-Suivons votre résonnement judicieux,capitaine,enchaina le militaire comme si tous deux discutaient de la pluie et du beau temps.Vous tuez Jones,devenez capitaine du Hollandais Volant.Soit.Mais qui veillera sur votre précieux Code ? Vous ne pourriez plus mettre le pied à terre que tous les dix ans,et la Baie,certainement reprises par les Frères de la Côte,se retrouverait livrée à l'anarchie la plus totale,à la bassesse et à l'ignominie.Je ne sais par quel miracle Davy Jones a rallié la cause du Lord...Mais un jour,je le sens,il se rebellera.Certaines choses lui sont cachées par Beckett,et je sais que la servitude qui lui est imposée par Calypso est bien moins cruelle que celle de la EITC.Vous seriez donc maudit pour rien,en fin de compte.Maintenant...

James changea légèrement de position,le bois gonfflé d'eau n'étant tout de même pas très confortable.

-Supposons que le Lord entre à l'instant,et que ses hommes vous tuent avant que vous n'aillez embroché le coeur.Peu probable,mais supposons.Que croyez-vous qu'il ferons de votre Code,hm ? Au mieux,ils l'archiveront sous clef à Port Royal,mais au pire...Ils le brûleront sans état d'âme...Pensez,le manuscrit rédigé par Morgan et Bartholomew,si précieux,les règles de tout un monde,réduit en cendres...D'ailleurs,où est-il donc,votre illustre ouvrage ? Par à la Baie,j'espère ?

Il paraissait vraiment inquiet,ce qui était bien là une adroite hypocrisie.Norrington voyait mal Teague combattre avec un tel tome dans les mains,et les soldats investissaient l'île tels une traînée de poudre.

-----------------------



  • By remembering that I serve others, not only myself
  • Homo sum,humani a me nihil alienum puto - {Térence}



Giff © unknown
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Capitaine Teague Sparrow
Capitaine et Gardien du Code des Pirates
Capitaine et Gardien du Code des Pirates
avatar

Nombre de messages : 29
Age : 27
Date d'inscription : 23/08/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Lun 1 Sep 2008 - 12:44

Le capitaine Teague Sparrow sourit, puis il répondit:

La EITC a sans nul doute corrompu Davy Jones, dit-il. Cependant, il semblerait que par on ne sait quel moyen, Beckett ait convaincu Jones de servir une cause qu'il ne devrait accepter si l'on suit la logique. Le maître des âmes? Accepter d'être asservi? Il y a là quelque chose qui cloche, il me semble. Le raisonnement de Jones n'est en aucune façon logique, il est même tellement illogique que j'en viens à me demander s'il s'agit bien de Jones ou d'une carricature si mal faite que l'on en voit les défaults sans même avoir à réfléchir à la question.

Il marqua une pause, puis reprit:

Il est certain que sans moi ou l'une des rares personnes qui suivent le code à la lettre, la baie des naufragés se retrouverait dans une bien mauvaise posture. Cependant, je pense pouvoir assurer la protection de ce lieu, même si je ne pourrai mettre pied à terre qu'une seule fois tous les dix ans, grâce à mon équipage qui pourrait, lui, aller à terre. Cependant, j'en viens là à parler d'une bien cruelle fatalité. Il n'est pas encore dit que j'ai à faire cela, j'en appelle à la présence d'esprit de Jones, s'il accepte de venir, autrement, tant pis pour lui...

Il finit par dire:

Si Beckett cache tant de choses à Jones, comme vous le dîtes, Jones m'a l'air lui-même bien étrange, tellement que je doute d'une réaction de sa part si les choses cachées venaient à être révélées...

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Lun 1 Sep 2008 - 20:01

Fronçant une nouvelle fois les sourcils devant le ton insolent de la princesse, Lauryl se contena violement de ne pas la giffler. Elle qui n'aimait pas les personnes dans son genre, voilà qu'elle était servie.
"Les seuls ordres que je me permet de recevoir sont les miens, et ceux de mes superieurs, mais pas dans votre domaine, sachez-le."
Regardant la princesse tuer un pirate avec une rapidité bien étrange, la capitaine du Comet poussa un profond soupire.
"Soit, mais si nous rentrons, je suppose que la surprise sera telle, que nous n'aurons plus qu'a ramener James Norrington à la petite cuillere, si vous voyez ce que je veux dire. Il nous faudrait rentrer avec calme, mais avec quelque chose d'interessant à la clé. Avez-vous une brillante idée, princesse ?"
Cette dernière question avait était posée comme si Lauryl lui avait craché à la figure. Et pourtant, elle se devait de veiller sur cette sotte .. Parfois, la capitaine se demandait pourquoi elle récoltait toujours les sales affaires.
Revenir en haut Aller en bas
Lord Cutler Beckett
Lord dirigeant de la Compagnie des Indes orientales
Lord dirigeant de la Compagnie des Indes orientales
avatar

Nombre de messages : 519
Age : 27
Localisation : Là où le crime m'a amené
Emploi/loisirs : Dirigeant de la EITC/
Date d'inscription : 19/03/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Lun 1 Sep 2008 - 22:48

Sous les feux qui illuminaient la nuit, la flotte de la Comapnie des Indes avait avait réduit la ville des Naufragés en décharge, plus rien ne pouvait stopper la marche en avant des Anglais.
Lord Beckett admirait l'avancée de la bataille déjà gagnée.
Sans prévenir l'Endeavour aborda le Hollandais Volant, les grappins se jetèrent dans les haubands et les soldats se ruèrent à l'assaut, lee bâtiment de la Compagnie étant trop haut pour être lui-même accessible était gardé par une rangée de soldat près à abattre quiconque osait approcher.
Des dizaines de soldats massacrèrent les pirates et liberèrent leurs camarades dont l'Amiral Norrington, ils encerclèrent Teague et le coffre prêt à ouvrir le feu au
moindre mouvement du pirate.
La révérence était faite, les pirates ne pourraient renverser l'issue de la bataille.
Le Hollandais était infestés de soldats et était à présent sous contrôle, des Manteaux Noirs étaient postés au balcon de derrière.
Le père Sparrow était cerné, il ne lui restait plus qu'à remettre le coffre aux mains de la Compagnie ou mourir sur place.
Beckett au bastingage arrière de son navire avait ordonné de verrouiller tous les accès aux ponts de l'Endeavour et de préparer les batteries à présent prêtes à faire feu.
Dans la cabine de Jones, les hommes de Beckett resserèrent la formation jusqu'à ce que le pirates soient cernés de baïonettes prêtes à se planter, il suffisait d'un geste du pirates pour que les balles déferlent et que les lames transpèrcent.

-----------------------
~/I think I'll inflict more pain than I had expected.\~

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forumactif-war.bbactif.com
Capitaine Teague Sparrow
Capitaine et Gardien du Code des Pirates
Capitaine et Gardien du Code des Pirates
avatar

Nombre de messages : 29
Age : 27
Date d'inscription : 23/08/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Mar 2 Sep 2008 - 5:58

Teague Sparrow, en voyant tout cela, ne pouvait s'empêcher de se demander pourquoi les soldats avaient tués les hommes poissons qui étaient pourtant leurs alliés. Il en restait que l'homme poisson allié du Gardien du Code, en voyant cela, s'était vite fondu dans le mur afin de ne point être repéré. Teague, en revanche, s'était fait encercler par nombre de soldats. Soldats qui pourtant n'avaient eu le temps de voir se cacher l'homme poisson.

Deuxième erreur, les soldats n'avaient même pas eu l'intelligence de subtiliser à Teague son pistolet. Il se retrouvait donc dans la situation suivante: son pistolet pointé sur un soldat, l'homme poisson prêt à intervenir. Et pour ce que la vie avait apprise à Teague, il y avait toujours un moyen. Ce moyen, justement, il fallait le trouver rapidement et pourtant il était bien simple:

Voyant son allié homme poisson lui demander ce qu'il devait faire du regard, il répondit de son regard tout aussi discrètement qu'il était temps de passer à l'action.

Alors, le colosse homme poisson se dégagea du mur et fonçea sur les soldats en poussant un hurlement assourdissant qui surprit sans nul doute les hommes de Beckett et Norrington qui sursautèrent en se retournant et se firent assaillirent pas le combattant bien plus puissant qu'eux, et Teague en profita:

Il enflamma immédiatement la mèche et le début de la fin commença: le coffre explosa et fut projeté par terre. Oh mais non: le coeur n'avait été touché par l'explosion. Surprit mais ne se faisant néanmoins pas prier par son allié l'homme poisson qui se chargeait de retenir chaque guerrier, chaque tireur qui voulait s'en prendre à lui en servant par exemple de bouclier, Teague alla directement au coeur et, une dague à la main, il l'embrocha immédiatement...

Le coeur cessa tout à coup de battre à jamais...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lord Cutler Beckett
Lord dirigeant de la Compagnie des Indes orientales
Lord dirigeant de la Compagnie des Indes orientales
avatar

Nombre de messages : 519
Age : 27
Localisation : Là où le crime m'a amené
Emploi/loisirs : Dirigeant de la EITC/
Date d'inscription : 19/03/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Mar 2 Sep 2008 - 15:49

Les hommes de la Compagnie étaient donc en position de tir et l'abattraient dès que le forband bougerait, manque de jugeote de la part de celui-ci il commit l'erreur de faire le geste à ne pas faire, mais alors que le lourdeau poissoneeux se ruait sur les soldats, les hommes poissons s'empressèrent d'encerclaient aussi le pirate pour l'empêcher de tuer leur capitaine, les Manteaux Noirs s'y mirent à trois pour mettre le traître hors d'état de nuire, mais alors que Teague tira dans le coffre une rafale de balle s'abatta sur lui le réduisant au silence, alors qu'il tenta de transpercer le coeur, un officier s'empressa de donner un grand coup de pied dans l'orgae pour le mettre hors d'atteinte.
Après avoir ligoter le pirate et réduit le poisson en charcuterie, tous se précipitèrent sur le coeur, il avait cessé de battre.
Un Manteau Noir, qui avait suivi une formation médicale pour l'élite, s'avança et saisit le coeur en le massant, puis il donna des impulsions, tout espoir semblait perdu lorsque le coeur se mit à battre faiblement, l'homme en noir le massa de plus en plus vite et le coeur reprit ses battements régulier.
A présent il n'était plus en sécurité en ces lieux.
Les soldats emballèrent le coeur et le mirent à l'abri dans un coffre blindé, et renforçant la garnison sur le navire maudit, le Hollandais s'éloigna du combat le temps de remettre les choses au point.
Teague Sparrow, mourrant et criblé de balles, fut balancé par dessus bord, alors que les hommes-poissons ne seraient plus de la bataille, l'Endeavour allait achever l'Eventreur, le corps du gardien Code sur la route du navire amiral qui allait le réduire en bouillie.
Plus de gardien du Code? Parfait ils allaient pouvoir brûler ce volume comme vieux parchemin, il servera à alimenter le feu de la cheminée du bureau du Lord.

-----------------------
~/I think I'll inflict more pain than I had expected.\~

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forumactif-war.bbactif.com
Capitaine Teague Sparrow
Capitaine et Gardien du Code des Pirates
Capitaine et Gardien du Code des Pirates
avatar

Nombre de messages : 29
Age : 27
Date d'inscription : 23/08/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Mar 2 Sep 2008 - 16:23

[HJ: décevant, alors je vais l'être autant...]

Mais le Capitaine Teague n'était pas mort. Bien au contraire, il était encore en vie et avant qu'on l'emporte, il décida de se ressaisir et de prendre son pistolet caché que personne n'avait pu lui prendre. Il tira plusieurs balles dans le coeur juste à temps. 15 balles fut tirées dans le coeur en plein dans le mille, aucun soldat n'eut le temps de faire quoi que ce soit pour parer à cela, ni Beckett, ni Norrington, même le Commandant De Boisnoir, même la Reine d'Angletterre, même le roi Cortez, même la grande tante gertrude. Cette fois, même avec le médecin le plus compétent de l'an 7849, il serait impossible de récupérer le coeur. Davy Jones était désormais mort et son bâtiment commença alors à s'enfoncer dans les profondeurs. Teague Sparrow avait dignement achevé sa mission de protéger la baie des naufragés, et il deviendrait avec un peu de chance le successeur de Davy Jones...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
James Norrington
Amiral de la Compagnie des Indes orientales
Amiral de la Compagnie des Indes orientales
avatar

Nombre de messages : 863
Age : 25
Localisation : Sur les Chemins tortueux de l'existance
Emploi/loisirs : Amiral de la EITC,officier de la Navy / Faire respecter la Loi,être juste et réparer son coeur...
Humeur : Placide
Date d'inscription : 30/04/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Mar 2 Sep 2008 - 16:30

Hj: Tout de même,Teague ! Je veux bien admettre que ça va un peu vite et être impartial entre le Lord et vous,mais les pistolets ne pouvaient tirer qu'une seule balle à la fois,en ce temps-là ! Et le coeur est cencé être dans un coffre blindé,et vous à l'eau !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Capitaine Teague Sparrow
Capitaine et Gardien du Code des Pirates
Capitaine et Gardien du Code des Pirates
avatar

Nombre de messages : 29
Age : 27
Date d'inscription : 23/08/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Mar 2 Sep 2008 - 16:35

[RE:HJ] Le problème étant que le coeur est embroché. Le Hollandais Volant devrait donc normalement revenir à Teague Sparrow. Et je ne doute pas que vous avez pris des canons d'une puissance nécéssaire pour détruire ce coffre, de toutes façons aucun coffre ne pourrait résister à un coup de canon. Ensuite, le coffre a été embroché pendant que mon allié me protégeait.[/HJ]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Ven 5 Sep 2008 - 19:22

(HJ : je relance ^^ )
La capitaine Barbossa avait pris une succession de navires pour arriver sur le Hollandais Volant, le navire le plus puissant de la flotte de la compagnie royale.
C'était aussi sur le navire maudi que semblait se dérouler la plus grosse partie de la bataille navale. Quand il y'arriva, il se trouva face à deux marins maudits. Ils levèrent leur sabre, prets à frapper un coup fatal mais Brbossa roula sur le sol et passa entre les jambes du plus grand. De derrière, il planta alors son épée dans sa nuque et l'homme tomba. L'autre, rassemblant tout le courage qui lui restait, courut vers Barbossa en criant et en levant son sabre. Trop facile pour Hector. Il évita le coup en se mettant simplement de coté au tout dernier moment puis décapita purement le pirate. En voila deux en moins. Puis, il vit alors quelque chose de spectaculaire. Lui, le capitaine Teague Sparrow se faisait emmener par des soldats de beckett quand il sortit tout à coup un pistolet et tira une bonne quinzaine de balles sur le coeur de Davy Jones, emmené par des soldats de la compagnie. Non !
Hector ne laisserait pas ca se faire. Il ne voulait absolument pas que le Hollandais Volant revienne à tague Sparrow. Il fallait qu'il en soit le capitaine, lui, Hector Barbossa, un des neuf seigneurs des pirates. Il se jeta alors et réussit à saisir le coeur au tout dernier moment. C'est donc, en voulant protéger le coeur qu'il se prit une balle dans l'épaule et une autre dabs les côtes. Il souffrait atrocement. Il n'avait plus la force necessaire pour embrocher le coeur. C'est alors, qu'il se rendit compte qu'il n'y avait qu'un seul médecin à bord et qu'il était à la compagnie.
Barbossa prit alors une grave décision et il en jouait de son avenir. Il rampa près du Lord Beckett qui était sur le navire et lui agrippa la jambe en le suppliant :
" Cher Lord, soignez moi !! Je vous en supplie, ne me faites pas de mal !! Je veux vous rejoindre à la compagnie des Indes. Je vais devenir un membre de la compagnie si vous envoyez le médecin me soignez et je vous donnerait le coffre qui contient le coeur. "
Revenir en haut Aller en bas
Annélie Stuart
Ex-Princesse d'Angleterre
Ex-Princesse d'Angleterre
avatar

Nombre de messages : 183
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Ven 5 Sep 2008 - 20:35

La jeune femme ne savait plus trop ou en était les choses,Annélie leva les yeux vers Barbossa,puis regarda Becket,elle devait trouver James...elle devait le voir car la elle était pas mal inquiete
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Sam 6 Sep 2008 - 18:21

Sao Feng, après avoir aidé quelques pirates francais à récupérer Tortuga, l'ile qui servait de repère aux pirates, prise par la compagnie des indes il y'à un mois de cela, se dirigeait à présent vers la baie des naufragés ou une bataille importante semblait se jouer également. Sao Feng n'était pas très impatient d'en découdre et normalement, il n'aurait meme pas du se rendre à la baie. Mais il ne pouvait pas laisser la confrérie des pirates, seule et en danger comme ca. e n'était pas possible ou il salirait son honneur de capitaine. Bien sur, la flotte et les équipages avaient subis de gros dégats et il n'étit pas prudent de s'aventurer à la baie des naufragés ainsi endommaés, mais peut etre qu'en échange de son aide, la confrérie lui offrirait plus d'hommes et réparerait ses navires. Enfin, tout cela n'était qu'une supposition.
L' Impératrice avancait très rapidement sur l'eau. Le Hi Peng, à peu près réparé, suivait à quelques mètres. Il s'était fait salement amoché par les navires qui avaient pris Tortuga. Mais, grace à l'aide du capitaine Chevalle, ils avaient pu le réparer. Sao Feng, restait sur le gaillard avant, regardant l'horizon d'un air rêveur quand tout à coup, une voix le réveilla :
" apitaine Sao Feng, voici la baie des naufragés. "
En effe, la baie se dessinait au loin. Deux navires appartenant à la compagnie bloquait le seul chemin y accédant. Heureusement, douze navires étaient allés avec l'Impératrice et son équipage et la compagnie n'avait aucune chance sur ce coup la. Sao feng sourit et cria :
" Mettez tous les canons en batterie et ouvrez les mantelets "
Quand les canons furent parés à tirer, Sao regarda les deux navires de Bekett s'avancer en direction dela flotte de Singapour. Il fit un large sourire. En dix minutes et après quelques stratégies bien éllaborées, les deux navires s'effondrèrent et se mirent à couler très rapidement. Sao feng leva la main et fit un signe à tous les capitaines de navires de la flotte de singapour. Ceux ci se mirent en file indienne derrière L'Impératrice et ils s'engouffrèrent dans le passage. Unefois à l'intérieur de la baie, ils trouvèrent de nombreux navires en train de se bombarder les uns les autres. Sao feng repéra tout de suite ceux appartenant à la compagnie et ceux aux pirates. il restait cependant une catégorie de vaisseaux qu'il ne reconnut pas jusqu'à voir leurs pavillons. Il s'agissait de navires français. En observant un peu mieux le combat, Feng sut de quel camp se trouvaient ces bateaux. Ils étaient vec la compagnie et causaient de gros ravages parmi les pirates. Sao fit diriger l'Impératrice ainsi que tous les autres vaisseaux vers le Royal Louis, qui équivalait à la puissance de feu de L'impératrice ainsi qu'à la grosseur du navire de Sao.
Les canons étaient déjà pretsà tirer et ils n'attendaient plus que les ordres du capitaines. Sao Feng prit le Royal Louis en sandwich avec le Hai peng et il cria :
" FEU !!!"
Les boulets fusèrent. Pendant ce temps, le seul navire de la flotte comportant des canons de proue tirait de devant pour essayer de l'exploser.
Revenir en haut Aller en bas
Fauve noir
Capitaine pirate
Capitaine pirate
avatar

Nombre de messages : 113
Age : 27
Date d'inscription : 07/08/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Sam 6 Sep 2008 - 22:08

[HJ=

- Nous avons fui la baie des naufragés et je me suis mis au commandement de la Dame Blanche en ton absence, contre le Commandant de Boisnoir qui dirige une flotte contre nous.

- Rien ne sert d'utiliser le Hai Peng pour tirer vu qu'il n'a aucun canon. ^^

]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Marc de Boisnoir
Commandant des forces françaises d'outre-mer
Commandant des forces françaises d'outre-mer
avatar

Nombre de messages : 38
Age : 29
Localisation : A bord du Royal Louis
Emploi/loisirs : Réduire les pirates en miettes
Humeur : Sournoise
Date d'inscription : 29/05/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Dim 7 Sep 2008 - 1:15

HJ: J'ajouterais que le Royal-Louis étant endommagé ce n'est plus mon navire-amiral pour l'instant, il s'agit du Saint-Esprit. Pour l'info, le Royal-Louis est largement plus gros et plus puissant que l'Impératrice qui serait largement surclassé en combat bord-à-bord. L'ordre actuel de bataille des Français est le suivant : Sous le vent des pirates; deux frégates, la Renommée et l'Artémise, 46 et 32 canons. Au vent; trois vaisseaux de ligne, le Saint-Esprit (84), l'Intrépide (74), le Neptune (64). Un quatrième vaisseau de ligne arrive en renfort, le Flamand de 56 canons.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Dim 7 Sep 2008 - 13:26

HJ : okii pour marc de boisnoir ^^
par contre, fauve, ^mon navire amiral s'apelle l'impératrice et pas la dame blanche et ensuite, qui t'a donné l'autorisation de me prendre mon navire amiral alors que jusqu'à maintenant, je n'étais meme pas à la baie des naufragés et j'étais dessus pour y venir. Ya quelque chose qui cloche quand meme non ??? /HJ
Revenir en haut Aller en bas
Fauve noir
Capitaine pirate
Capitaine pirate
avatar

Nombre de messages : 113
Age : 27
Date d'inscription : 07/08/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Dim 7 Sep 2008 - 13:34

[HJ]

C'est simple, tu tardais à arriver, donc je me suis permis de prendre le commandement de la flotte que tu dirigeais. Autrement, je me serais fait liquider par la flotte de Boisnoir.

[/HJ]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Dim 7 Sep 2008 - 13:59

oui mais comment ta fait alors, vu que J'étais sur l'Impératrice ???
Revenir en haut Aller en bas
Fauve noir
Capitaine pirate
Capitaine pirate
avatar

Nombre de messages : 113
Age : 27
Date d'inscription : 07/08/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Dim 7 Sep 2008 - 15:41

Bah j'ai agis en tant que remplacant, c'est pas dur à comprendre pourtant.

Un peu de logique...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fauve noir
Capitaine pirate
Capitaine pirate
avatar

Nombre de messages : 113
Age : 27
Date d'inscription : 07/08/2008

MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   Sam 13 Sep 2008 - 11:26

Après trois tentatives pour écrire cette réponse, j'ai malheureusement trois fois fermé la fenêtre par erreur et ce sans faire de copier/coller, je travaillerai désormais sous word et compte poster enfin cette réponse d'ici quelques minutes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Beckett et ses troupes   

Revenir en haut Aller en bas
 
Beckett et ses troupes
Revenir en haut 
Page 3 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Battle of the Caribbean :: # Corbeille #-
Sauter vers: