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 The Cape of Storms

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Lord Cutler Beckett
Lord dirigeant de la Compagnie des Indes orientales
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MessageSujet: The Cape of Storms   Mar 3 Nov 2009 - 14:55

[dsl gros manque d'inspiration aujourd'hui]


Après des jours de navigation, le Lord avait pu enfin prendre connaissance de la position de l'Ultime trésor, mais d'après la petite "notice" inscrite en petits caractères, il fallait d'abord récupérer une rélique, une clef pour ainsi dire, dans la jungle Cubienne. Cela dit points de réjouissances hâtives. Mais le Lord ne put s'empêcher de boire un brandy à cette découverte. Il fut dérangé par un officier.

Monsieur, nous arrivons au Cap et la situation ne se présente pas très bien.

Voici encore une raison de dissimuler son enthousiasme, en effet pour atteindre les Caraïbes, il fallait avant tout passer par le nord du passage de Drake: le Cap Horn, le cimetière des navires, célèbre pour ses conditions météorologiques exécrables, les pires du monde pour un marin. Ils avaient reçu la clémence de la mer et du ciel à l'aller mais comment pouvait-il en être de même au retour.
Montant sur le gaillard avant, le Lord scruta le lointain dans sa lunette, pour y apercevoir un gros orage.
Toujours l'œil dans l'objectif, il prit un ton sombre:

Résumons lieutenant: vents violents, courants marins contraires, déferlantes, récifs et icebergs, voilà ce qui nous attend.

Repliant sa longue-vue, il soupira doucement, voilà une embarrassante situation, heureusement que l'Amiral n'était pas là pour voir ça. D'ailleurs, Beckett songea à lui rendre une petite visite dans sa cabine, pour voir peu comment il récupérait.
Ainsi fut pensé, il s'y hâta, laissant entendre aux alentour le son des talons de ses bottes. Arrivé devant la porte, la tempête occupait encore son esprit, et en oublia d'ôter son tricorne en présence du malade. Après deux coups vite frappés il pénétra de son propre chef dans les appartements de l'officier.

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James Norrington
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MessageSujet: Re: The Cape of Storms   Mar 17 Nov 2009 - 20:23

Hj: Mais naon,c'est super ^^ Bon,je sais que le moment est pas le meilleur pour déc*nner,mais là,franchement,l'occasion est trop belle... "xP




Eprouvant.Il s'agissait sans doute du meilleur terme pour qualifier ce séjour en Asie,le premier pour l'Amiral qui n'avait pu découvrir Singapour que sous un très mauvais jour.D'une part,il y avait eu ce terrible combat face au crabe géant,dont le britannique avait gardé de multiples séquelles : la patte du monstre l'ayant maintenu contre la paroi avait ouvert une large plaie,en diagonale de son torse,déchirant sa chemise,alors que les roches finissaient de lui lacérer le dos,ainsi que le peu de lambeaux restant de la délicate flanelle du vêtement.Certes,il ne s'agissait que d'une perte matérielle,et Norrington,doté d'un caractère dénué de toute avarice,accepterait le fait sans rechigner.Mais il n'y avait pas eu que le corps de l'officier qui avait souffert,non.Son mental avait dû éprouver un des pires égarements depuis la trahison publique d'Elizabeth,suivie de sa disgrâce.La vision de la petite Hay Lin avait empli son esprit à la seconde où l'on avait tâché de le remettre sur ses deux jambes;impression étrange,de manque,comme si on l'avait dépossédé de quelque chose,le laissant blessé en son âme et rongé d'incertitude.Les quelques heures de répis accordées au britannique à l'occasion du ravitaillement du glorieux Endeavour lui avaient permis de retourner à la petite maison perdue au milieu des taudis,là où demeurait l'énigmatique eptite fille et sa famille.Mais lorsqu'on lui ouvrit,ce furent d'autres yeux en amande qu'il découvrit : Siu Mai Lin,avec la politesse qu'elle avait eu à son égard lors de sa première visite,le fit asseoir avant de lui servir le traditionnel gobelet de thé,bien déifférent de celui réservé à la Tea Time européenne,car bien plus clair,par faute de feuilles aromatiques en quantité suffisante pour laisser à l'eau chaude un goût prononcé,prix de la denrée obligeant.Elle lui raconta que peu de temps après son départ,la gamine était rentrée toute guillerette d'une de ses promenades journalières,et qu'au souper,par Dieu seul savait quel miracle béni,elle avait parlé ! Oui,ce petit brin de fille que l'on pensait muette de naissance ! La mère adoptive de Hay Lin ne put s'empêcher de sourire tristement en songeant à la joie qu'elle et sa propre génitrice avaient resentie en entendant les "premiers mots" de leur protégée.Son timbre de voix avait été à l'image de son regard,profond,adulte,sage.Elle avait dit,le plus distinctement et placidement du monde,que l'Elu avait débuté sa Quête et que désormais,il lui fallait cheminer seul jusqu'à la Lumière répondant en parfait écho à celle de son âme.Dorénavant,elle n'avait plus sa place ici,étant attendue ailleurs,alors que la Prophétie débutait son cycle.
Sur ces mystérieuses paroles,et toujours avec cette ombre de sourire aux lèvres,l'enfant était partie se coucher,et avait rejoint les bras de Morphée avant qu'on ait pu la questionner plus avant sur son passé,ou encore sur le sens de ses énigmatiques propos.Les siens avaient préféré la laisser se reposer,remettant au lendemain leurs interrogations de longue date.Cependant,au matin... Hay Lin reposait,paisible,sur sa paillasse,la vie ayant quitté son frêle corps enfantin,et son dernier souffle reposant encore sur ses pâles lèvres.Mais souriant encore.
Peu après cette révélation,Siu Mai mena James,encore sous le choc,jusqu'à la tombe qu'on avait hérigé à celle partie trop tôt dans un pauvre cimetière,sur les hauteurs de la ville.En proie au même deuil que les Lin,bien qu'il n'eut connu la petite fille que depuis quelques jours,Norrington déposa contre la stèle où étaient gravés le nom de la défunte ainsi que des voeux protecteurs un lys d'un blanc immaculé,qu'il avait apporté en vue de l'offrir à sa nouvelle amie,et de peut-être,si le présent lui plaisait,admirer de nouveau son captivant sourire,si chaud,si bénéfique.Sourire qui désormais ne pourrait plus être vu que par les anges,songea le soldat.Puis,peu à peu,un fait troublant s'imposa à son esprit : la date du prodige -le recouvrement de sa voix par la petite- ainsi que sa disparition correspondaient à la période passée sous Singapour,et notamment à son duel contre le monstre abyssal.À cette vision d'Hay Lin le sauvant avant de s'éloigner,main dans la main avec la Mort -qui cela pouvait-il être d'autre ?-.Elucubration d'un survivant en proie au syndrome du même nom ? Ou bien preuve que la magie -sorcellerie,paranormal,comme vous préférez- existait bel et bien ? Malheureusement,le temps manquait : de la coline,on pouvait discerner les voiles du navire de la EITC prêtes à être déployées sous le doigté expert des marins anglais.L'Amiral fut donc contraint de remettre à plus tard ses raisonnements,quittant Siu Mai Lin non sans lui laisser le contenu total de sa bourse,et en la remerciant gravement pour tout ce que sa famille avait fait pour lui.
Nous retrouvons donc notre infortuné serviteur de Sa Majesté allongé sur sa couchette,le dos callé contre ses oreillers et torse nu,alors que le médecin de bord rangeait ses instruments,le visage satisfait : le diagnostic s'avérait être grandement encourageant.Les petites écorchures sur le dos de son pateint ne seraient bientôt plus qu'un mauvais souvenir.Quant à la blessure majeure,désormais pansée correctement et non entourée à la va-vite d'un morceau de grossier tissu à peu près propre,comme ce qu'avait tâché de faire James,peu soucieux -comme à l'accoutumée,malheureusement- de lui même,il n'en résulterait qu'une très légère cicatrice,et encore,s'il ne fournissait aucun effort suceptible de rouvrir la blessure durant le temps de cicatrisation,il ne lui demeurerait plus que le récit de son hardi exploit.À part quelques bleus et muscles endoloris,le combattant des profondeurs aurait pu avoir à subir pire."À croire qu'une bonne fée l'avait couvé du regard !" plaisanta le praticien en riant à son propre humour,tandis que les yeux du gradé,songeur,glissaient dans le vague.Oui,c'était promis.Norrington s'était juré de revenir fleurir cette petite tombe,là-bas,si loin déjà,sur les hauteurs de Singapour,avec le fin mot de cette curieuse histoire.Parole d'Amiral.Parole d'homme d'honneur payant toujours ses dettes.
Il en était là de ses réflexions,lorsque le bruit d'une porte ouverte brusquement le fit revenir à la réalité.Sa porte.Et devinez qui il y avait derrière ? Lord Cutler Beckett.Son patron.Visiblement désireux de s'entretenir avec lui.Le militaire sentit son sang se glacer dans ses veines.Non pas qu'il vienne de réaliser que le noble avait,dans les fins fonds de la terre,ordonné que le blessé soit mis en lieu sûr -normal,James venait de lui sauver la vie,comme à pas mal d'autres types !-,ou que peut-être on venait lui descerner une seconde médaille pour un acte de bravoure autrement plus remarquable que la prise d'une île pirate.Ce mal-être reposait sur deux réalités.La première : le soldat,diminué par sa plaie encore un peu douloureuse,ne se sentait pas assez fort pour affronter si tôt son patron,alors que son "blindage" mental manquait de vasciller.Et deux... Comment dire... James se trouvait à moitié nu devant son supérieur,employeur doté comme nous le savons d'un jugement extrèmement dur envers le moindre manquement au protocole.D'où une certaine gène chez cet être pudique et si discret,à ce moment exposé contre son gré à l'attention d'une tiers n'yanat rien à faire là.Tandis que le médecin sortait,sentant sa place ailleurs,James,légèrement pâle,replia instinctivement son bras droit contre lui,comme pour se couvrir,se protéger,et masquant -sans s'en rendre compte ?- une bonne part de son bandage.


-Que puis-je faire pour vous,Milord...?

Que je n'aurais déjà fait,aurait-il pu ajouter.Sacré Norrington,va.Erraflé,erreinté,en mauvaise posture,mais répondant toujours présent.Et vous savez ce qui aurait fait le plus plaisir au britannique à cet instant,outre les félicitations de rigueur ou encore l'annonce d'une tempête ? De l'intmité.Visiblement,c'était impossible.
Alors réduisons nos exigences.
Chemiiiiiiiiiiiiiiiise...!!! XD

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MessageSujet: Re: The Cape of Storms   Lun 8 Mar 2010 - 2:25

Et bien on peut dire qu'effectivement le Lord violait l'intimité de son officier, mais c'était un être aussi usurpateur qu'insensible. Il se fichait bien de savoir comment se sentait Norrington dans un moment pareil.Il n'oublia cependant point les règles de bienséance.

[en cours]

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MessageSujet: Re: The Cape of Storms   

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